Vendredi 18h : l’ambiance familiale est à l’orage. Après une journée bien remplie passée à l’extérieur, je m’efforce d’achever les bagages de toute la tribu : l’aîné qui part en hike louveteau et dont il faut retrouver le lit de camp tellement bien « rangé » que je ne parviens plus à mettre la main dessus ; le petit dernier qui va chez papy et mamy et auquel on joint quelques médicaments « au cas où » et bien sûr notre barda de retraite comprenant les couettes, les essuies de douche (même si elles ne sont pas toujours très fréquentables), quelques jeux (le numéro 2 étant du voyage), … Vite, filer au petit magasin du village chercher des mouchoirs en papier et des sandwichs : vu l’heure on pique-niquera dans la voiture. 18h20 : mon mari rentre enfin du boulot avec l’envie de s’asseoir dans un fauteuil et de se détendre. Cela mal et il est vite au diapason de lléger ’énervement général. 18h30 : nous sommes enfin en route, le cœur déjà plus mais en nous demandant quand même quelle idée saugrenue nous avons eue de prévoir ce week-end de retraite et surtout pourquoi nous ne parvenons pas à être plus organisés. Deux arrêts « dépôts d’enfants » plus tard, nous roulons en direction de La Pairelle à Wépion avec 30 minutes de retard sur l’horaire. Un petit coup de GSM à nos coéquipiers nous rassure, ils sont aussi en retard que nous. 22h00 : les enfant sont installés et couchés et nous nous retrouvons avec les autres couples participant au week-end pour un tour de présentation. Outre notre équipe au grand complet, y compris Jean, nous faisons connaissance avec trois couples d’une trentaine d’années faisant partie d’une équipe de Marche et de leur conseiller spirituel, d’un couple franco écossais travaillant à l’Arche (Jean Vanier) et de deux Italiens quelque peu stressés par leur petit bonhomme de 16 mois également du voyage. Quant aux animateurs, il s’agit d’un tandem composé d’une mère de famille et d’un père jésuite. En guise de préambule, nous sommes invités à dessiner l’état actuel de notre couple et à présenter ce dessin au groupe. Une lueur de panique s’allume déjà dans certains yeux. Finalement, l’exercice se passe bien : outre la constatation d’un manque de talent général pour le dessin à quelques exceptions près (n’est-ce pas Jean) et d’une certaine homogénéité dans les évocations, le groupe fonctionne bien, dans la bonne humeur et le respect. Samedi 10h : après une nuit plus ou moins longue et réparatrice selon les cas, le petit déjeuner pris tous ensemble et un temps de prière commun, nous nous éparpillons pour les activités du matin. La beauté du site, avec son immense parc de pelouses arborées, son vaste potager et son verger, le tout rehaussé par la vue sur la Meuse et la douceur des premiers rayons du soleil mars, contribue au démarrage de la journée dans la bonne humeur. Pendant que les enfants partent construire une cabane de méditation, faire de la peinture ou des jeux, les adultes se retrouvent pour leurs exercices spirituels à eux. Le schéma est simple : un temps de réflexion et de prière personnelle sur un thème donné, un temps d’échange et de dialogue en couple et un temps de partage et/ou de méditation en groupe. Et le charme opère immédiatement et sans difficulté. Les temps personnels sont riches et intenses grâce à la structure souple qui nous est proposée. Le partage en couple est plein de respect et d’écoute (la communication sans gants de boxe) notamment via l’utilisation d’une plume qui donne le droit à la parole à celui qui la tient (c’est tellement simple et efficace que l’on se demande comment on n’y a pas pensé plus tôt). Les temps en groupe sont très détendus même si le dialogue s’y instaure peu (trop de monde peut -être). Nos deux conseillers spirituels font « couple » pour l’exercice et se disent heureux et enrichis par l’expérience. Outre cette « valse à trois temps » qui va se répéter trois fois durant le week-end, la veillée de prière du samedi soir nous propose une adoration de la croix version Taizé et la possibilité de recevoir le sacrement de réconciliation de façon individuelle ou en couple. Plus tard dans la soirée, un verre de l’amitié très animé nous a fait oublier notre envie de « faire le mur » comme c’est de tradition dans notre équipe. Les meilleures choses ayant malheureusement une fin, le week-end s’est terminé dimanche en fin d’après-midi par une célébration champêtre pleine de joie et de sérénité à l’image de nos cœurs. Les nombreux enfants présents s’y sentaient visiblement à l’aise et en phase avec le reste du groupe. C’est finalement le cœur rempli de quelque chose d’inexprimable, que nous avons d’autant plus envie de laisser déborder un peu que nous avons pris la route du retour, non sans se promettre de garder le contact avec nos compagnons du week-end. En conclusion, nous ne pouvons que vous conseiller chaleureusement un petit week-end « Jonas » à vivre en couple, en famille ou en équipe lorsque le quotidien vous paraît un peu terne, la communication entre époux difficile ou la prière hors de votre portée. Quelques bribes significatives du contenu : La vie de couple ressemble à des montagnes russes.
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Il y a des moments où tout va bien. Des moments heureux, lumineux. Nous sommes au sommet de la montagne, comme Jésus et ses 3 disciples. On voudrait que ça dure… |
Seigneur, aide-moi à prendre conscience des moments les plus heureux, ces moments de transfiguration de ma vie de couple et aide- moi à y reconnaître ta présence. |
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A ces moments de bonheur succèdent des périodes creuses : affadissement, monotonie, durcissement. C’est la routine, l’indifférence, le temps qui passe. |
Seigneur, aide-moi à prendre conscience, dans ma vie de couple, de mes manquements à l’amour. |
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Comment réagir ? Pas par de grandes résolutions vites abandonnées laissant derrière elle, un goût amer d’échec. Simplement par un petit pas, pour rester ouvert aux mouvements de la Vie.Pour amorcer la remontée. |
Seigneur, aide-moi, aide-nous à discerner, à décider de ce pas… et à le concrétiser ! |
Membre équipe Notre-Dame Arlon 12